dimanche 5 avril 2009

L’hiver est passé….

Alors que les pluies du mois d’avril inondent les rues de Montréal, je prends un malin plaisir à rester à la maison, à regarder l’eau couler sur le rebord de mes fenêtres… L’hiver est quasiment derrière nous et le printemps s’annoncent même s’il faut passer par les tristes journées grises de ce mois !
Je constate avec un certain agacement cette relation d’amour-haine que j’ai avec cet hiver québécois : heureuse quand il arrive, et désespérée de savoir le moment où il va se décider à nous laisser tranquilles quand il est installé depuis trop longtemps… J’en profite autant qu’il me sort définitivement par les yeux, je rêve maintenant de chaleur, de soleil et de peaux bronzées.

Vous aurez remarqué mon absence sur ce blog, je n’ai pas respecté mes plans, mais les plans s’est fait pour être adaptés… et j’ai passé un hiver hyperactif à tenter au maximum d’occuper au mieux mes temps libres…

J’ai ainsi recommencé les pratiques de bateau dragon depuis janvier, en intérieur bien-sûr, nous sommes dans un bac conçu à cet effet, et je m’entraîne avec une autre équipe connue grâce à Lucie. Pour vous expliquer le principe, les rameurs ne bougent pas, nous faisons circuler l’eau en fait dans un petit bassin, il est sûr que l’activité est bien plus monotone que sur le Canal Lachine, mais avec les miroirs et un bon coach, cela permet d’acquérir une excellente technique !

J’ai également souscrit à des cours de pilâtes où je me rends au minimum 2 fois par semaine. Pour faire vite, le pilâtes est une technique à mi-chemin entre le yoga et la gym au sol qui permet d’acquérir une bonne perception de son corps et de mettre à profit les exercices musculaires dans la vie au quotidien… J’ai convaincu Jennifer et Sahar, deux collègues, de venir avec moi, ce qui rend les séances d’entraînement encore plus sympathiques !

Et puis mes amis m’ont entraîné dans leur activité de chaque vendredi soir, l’escalade en intérieur. Alors j’ai passé mon accréditation, sans assister au cours d’initiation, je faisais confiance à mes lointaines expériences passées, et surtout, je garde un excellent souvenir de ce soir-là où Seb et Marie m’ont fait un petit cours express, une demi-heure avant le test d’accréditation, la corde accrochée à une des tringles de rideau de Marie !! Finalement, j’ai passé l’épreuve, l’instructeur a fait preuve de grande clémence, ce n’est pas tant que je ne savais pas mais surtout que je n’avais pas pratiqué depuis longtemps ! Alors, le vendredi soir, nous grimpons, et les soirées se poursuivent parfois chez Simon et dans son fameux jacuzzi – un spécial clin d’œil à Simon ici.
J’ai également eu de la visite : pendant 15 jours, Alex est venue me rejoindre de Paris, et j’ai été très heureuse de la recevoir, nous n’avons pas arrêté bien sûr, nous avons discuté tout le temps, sommes sorties, avons mangé comme jamais, avons ri… Je me rappellerai toujours de la tête d’Alex pendant la représentation d’Orphée et d’Eurydice, spectacle de danse contemporaine, mis en scène par la mondialement célèbre Marie Chouinard… C’était certainement trop novateur et moderne comme vision du mythe pour nous : j’ai passé la première demi-heure à rire du fou-rire d’Alex à côté de moi qui faisait doucement vibrer mon siège, et la deuxième et dernière demi-heure, Alex s’étant calmé pour éviter de déranger sa voisine (pas moi, celle de l’autre côté J ), à espérer que cela finisse vite en rêvant d’être autre part ! Voilà qui résume assez bien mon expérience avec la danse contemporaine…

Et puis, après la « routine », il y a les activités hivernales, comme par exemple :

- aller patiner sur le Canal Rideau à Ottawa, à 2 petites heures de Montréal, une ballade de 8km en plein centre ville
- une randonnée en raquettes sur le superbe Mont Sutton, débordant de neige,
- une soirée à l’igloofest, pour danser aux sons des bytes de musique techno à ciel ouvert (par -20 degrés), après un petit restau dans le quartier chinois
- un petit week-end entre amis dans un chalet à St-Hyppolite, où Alex et moi avons trouvé le moyen de nous « égarer » - pendant dix minutes, mais à moins 20 degrés, il y a de quoi avoir peur de devoir passer une nuit dehors !!
- une belle ballade à skidoo, j’avoue, je n’étais pas attirée au départ par l’expérience : je trouvais la machine définitivement trop bruyante et trop peu écologique, mais après l’avoir conduit, sur le lac Achigan, gelé bien sûr et dans la forêt des faubourgs de St-Hyppolite, j’ai adoré… Et puis, Alex m’a fait écrouler de rire quand, voulant démarrer l’engin – comme une tondeuse à gazon-, elle s’est étalée par terre de tout son long!!! Et puis le retour le soir, à la tombée de la nuit… Magnifique !
- le sentier des patineurs au parc Jean Drapeau qui nous offrait des vues superbes sur le centre ville, le Saint Laurent et le pont Jacques Cartier et où Alex a pu me montrer les progrès qu’elle avait fait en patin depuis deux ans… ou pas ! ;-)
- le festival des Lumières avec ses installations au Vieux Port, dont la sphère Techno et la descente de luge où Alex et moi avons pu faire la course,
- et puis d’autres… mais ce sera pour bientôt raconté !!!

samedi 7 mars 2009

Hasta Siempre Commandante

Je suis allée au cinéma hier soir pour voir le film de 4 heures sur l’histoire du grand révolutionnaire « El Che Guevara »… La prestation de Benicio Del Toro est exceptionnelle… Bien sûr, la version hollywoodienne est édulcorée et passe sans s’arrêter sur les épisodes noir du guerillero ne faisant ressortir que la vision romantique de cet idéaliste aux grandes espérances pour tout le peuple du Tiers-Monde… Il n’en est que le film m’a donné encore plus envie d’en connaître davantage sur ce personnage au visage d’ange et aux yeux si déterminés…

dimanche 18 janvier 2009

Live de mon frère en concert- "Classe-moi"

Voici le lien vers l'album si vous souhaitez l'écouter, cliquez http://www.deezer.com/#music/album/48892.

Nostalgie

Cela n’a pas été trop difficile d’abandonner mon blog pour les 15 premiers jours de ma nouvelle résolution… Au début, j’avais envie d’écrire et je me retenais… et puis, c’est passé, et surtout j’ai été complètement malade !! Depuis le 1er janvier, un rhume que j’ai traité avec les classiques advil ou tylenol, qui s’est finalement transformé en sinusite… J’ai donc eu besoin de repos… Il faut avouer que pour ne pas arranger le tout, le lendemain de mon retour à Montréal, luttant contre le décalage horaire, j’ai accepté l’invitation de mes amis de partir faire une petite randonnée de raquette ! Je souhaitais ainsi vaincre le mal par le mal… ce qui n’a absolument rien arrangé et j’ai fini par dormir à n’en plus pouvoir, me reposer, et je suis allée voir un médecin. Ce dernier s’est trouvé s’appeler Docteur Shepperd (en fait, c’était Sheppard avec un a, mais la prononciation en anglais sonne quasiment la même), et pour ceux, ou plutôt celles, qui regardent « Grey’s Anatomy », vous savez ce que cela signifie. Allez, effectivement, il était mignon ce qui allait bien avec le personnage, du coup, je n’ai pas pu m’empêcher de lui demander si ses collègues l’appelaient « Docteur Mc Dreamy », et il m’a répondu que c’était plutôt ses patientes, en général… Point taken (à bon entendeur…)
Donc, pas d’avancement réel sur mon projet, mais je commence à aller mieux maintenant, et je vais me reprendre et réorganiser tout cela !

Mes vacances en France ont été très bonnes et m’ont permis de voir ma famille et certains de mes amis…
Mon tour de France : deux jours à Paris, 4 jours dans l’arrière-pays niçois, une semaine dans le Sud-Ouest et les Pyrénées que j’ai finalement décidé de prolonger de trois jours supplémentaires.
A Paris, après une visite au bureau, j’ai surtout profité de mon frère et ai pu l’applaudir lors de son concert à Palaiseau le soir-même de mon arrivée – une façon radicale de régler mon décalage horaire ! Estelle et Jean-Baptiste m’ont accompagné à la représentation et ont tellement apprécié qu’ils sont repartis avec le CD ! J’ai vu Alex également, dans un restaurant génial sur Paris, à côté du Louvre, Le Fumoir que je conseille vraiment pour le cadre original de sa bibliothèque et le menu abordable, pour la place !! Je voulais absolument voir les illuminations de Noël sur les Champs Elysées, alors j’ai trainé mon frère tout le long du jardin des Tuileries, à la Place de la Concorde, jusqu’à l’Arc de Triomphe… Un samedi après-midi, la semaine avant Noël… j’aime la patience dont mon frère peut fait preuve à mon égard de temps en temps !! ;-) Le soir nous avons passé une autre soirée mémorable avec certains de ses amis et colocataires qui s’est soldée par une séance de photos avec des T-shirts de promotion, des effets de styles et des perruques !!

Ensuite, quatre jours à Nice avec ma grand-mère, mon père, sa femme et ma toute petite sœur… Une météo clémente et des températures à être enviée par bien des québécois, j’ai fait une belle randonnée avec mon papa pour atteindre le sommet de la montagne au-dessus de chez nous, « La Plastre », un endroit où j’allais souvent enfant, mais dont le chemin est de moins en moins évident à trouver vu le peu de passage qu’il y a. Une fois en haut, mon père m’a montré l’endroit où il comptait installer ses ruches, près de la vielle bergerie en ruine en prévision d’une production intensive de miel à la lavande… Nous nous sommes également rendus au village de Lucéram réputé pour sa beauté et son exposition de crèches de Noël : chaque maison prépare sa propre crèche et l’offre à la vue des curieux… ! Et puis, départ de Nice pour Toulouse, en train, en ayant réservé trois mois avant, je ne payais que 30 euros mon billet en première classe, ce qui n’était pas un luxe pour un voyage de 7 heures… Des grèves de la SNCF dans le Sud-Est me faisaient craindre le pire et, après une petite frayeur – entre Nice et Marseille, nous n’avons eu qu’un train interrégional sans places attitrées, chose insignifiante dont certains n’ont pas pu se remettre pour le reste du voyage et ont passé leur temps à se plaindre, dans ces moments-là, j’adore mes écouteurs ! Mais, mon Dieu, que les français râlent pour rien !– en définitive, je suis arrivée 10 minutes en avance sur l’horaire en gare de Toulouse Matabiau…. Le soir, je rentre à Masseube, chez ma maman et mon beau-père, je retrouve ma sœur Mélanie, le temps de me poser un peu et toute la famille arrive de plus ou moins près, certains viennent de Genève, d’autres de la Drôme… Nous serons une vingtaine pour le réveillon ce soir-là… Le plaisir des retrouvailles et des moments en famille, bien sûr, mais aussi la nostalgie des moments d’avant, des souvenirs d’enfance et les petits qui deviennent un peu trop grands, trop vite… Cela fait trois ans que je n’ai pas fêté Noël en famille, mais bizarrement, rien n’a changé ! C’est un sentiment troublant au final !
Au cours du repas, nous procédons à notre traditionnelle tombola de Noël. Le principe en est simple, chacun est venu avec trois cadeaux de moins de cinq euros chacun auxquels nous avons attribué un numéro, au cours du repas, chacun tire à son tour un numéro, à trois reprises, et gagne le cadeau correspondant…. Si nous tombons sur un présent que nous avons apporté, nous retirons… Normalement, le « règlement » veut que nous devrions attendre la fin des trois tours pour procéder à la « bourse aux échanges » - le moment, où nous échangeons les lots en fonction de nos préférences-, mais en pratique, les négociations commencent bien avant cela, elles sont âpres et sans concession, mais c’est l’occasion de bien rire !
Le reste, c’est des vacances tranquilles, du ski bien sûr avec mes cousins Romain et Franck, et du repos au chaud dans la maison…
Je vais retrouver Magali à Lannemezan, endroit totalement improbable où nous avons décidé de croiser nos chemins le temps d’un repas… Il y a tellement peu de restaurants que nous demandons à une fleuriste de nous indiquer un endroit. Nous finirons dans le restaurant Casino « Le mirage » de Capvern les bains qui n’a jamais aussi bien porté son nom tellement il n’y a rien autour ! Je suis toute contente d’avoir retrouvé mon amie, mais il va m’arriver un truc encore plus fou… En traversant le parking pour aller garer la voiture, je vois un ami que je n’ai pas vu depuis des lustres (environ 8 ans !) traverser à pied devant moi avec sa famille… Ils ont un repas dans le même restaurant que nous !! Et je ne mens pas quand je disais depuis des mois que je devais donner des nouvelles à Pascal... Le monde est ridiculement petit!
Ça n’a rien pour atténuer ce sentiment de nostalgie, tout ça !!! ;-)

vendredi 2 janvier 2009

Nouvelles résolutions

Je vous souhaite à toutes et à tous une merveilleuse et heureuse année 2009.
Que cette nouvelle année soit riche en santé, bonheur, amour et prospérité, et tout ce que vous espérez.
Alors voilà, le début de 2009 marque pour moi un tournant, cela fait deux ans que j’écris sur ce blog, que j’ai plaisir à partager mes aventures avec vous, mais j’ai pris la décision, sorte de nouvelle résolution, de réduire le nombre de mes articles à deux par mois.
Le temps que je passe à écrire les articles de ce blog est très prenant, et je souhaite à présent me consacrer à un projet d’écriture plus personnel que j’avais en tête depuis longtemps mais pour lequel je trouvais toutes les raisons de repousser le commencement. Il est temps que je m’y mette sérieusement…
Je respecterai les deux articles par mois, vous pouvez m’envoyer un mail si vous souhaitez faire partie d’une liste de diffusion mensuelle.

dimanche 28 décembre 2008

Carte postale de Saint-Lary Soulan

Tout va bien… « La Montagne, ça vous gagne » comme dit le slogan des Pyrénées…
De retour chez moi… Les images parlent d’elles-mêmes. C'est tellement beau!!

mercredi 24 décembre 2008

All I want for Christmas….

(Tout ce que je veux pour Noël…)
Noël est encore arrivé et m’a prise par surprise… Pas vu passer la vie à Montréal depuis mon retour de vacances dans l’Ouest américain… Trop de travail, beaucoup de stress, trop de fêtes, beaucoup de plaisir aussi… en cette fin d’année… Comme une soirée passée au spa avec quelques amis du bateau dragon après le travail, un soir de la semaine dernière… Une première pour moi au Spa le Finlandais à Laval, l’invitation de Pascquale disait « Spa obligé d’être stressant les fêtes… » (lire « c’est pas obligé… ») et je me suis laissée séduire par cette expérience relaxante au maximum, à l’extérieur (par -10) entre bains chauds et bains froids, saunas, hammam, et autres salles de repos où je me suis littéralement endormie ! Il me tarde déjà la prochaine soirée que nous ferons l’année prochaine !

Ensuite, les soirées et petits déjeuners avec Geneviève, la party de Noël du travail qui, cette année, s’est déroulée dans la toute nouvelle salle du Belvédère au vieux port, un endroit magnifique, dont l’ambiance, « lounge-cocktail dinatoire » m’a largement rappelé la soirée de Noël du bureau de Paris.

Et puis le week-end du 14 décembre, Alex, une jeune française connue quelques semaines avant, de passage à Montréal, avait organisé une fin de semaine dans un super joli chalet à Saint Mathieu du Parc, en Mauricie, avant son retour en France! Nous étions huit, je ne connaissais personne hormis Alex et un ami qui est venu au dernier moment pour remplacer une fille qui nous a lâchés à deux jours de partir – screugneugneu ! Ce n’est pas grave, nous avons gagné au change !
Au programme, raclettes, brunch, vins rouges, discussion au bord de la cheminée (au gaz !!! – autant pour moi qui adore l’odeur du bois !!) et puis surtout, ballade en raquettes dans le parc récréaforestier de Saint Mathieu, par – 17 avec un soleil superbe, et la promenade en traineaux à chiens ! Cette fois-ci, j’ai conduit le traineau, mais je dois avouer que j’aimais à me lover dans le traineau recouverte des épaisses couvertures pour combattre le froid ! J’admirais une fois de plus la beauté du paysage que l’hiver québécois a à offrir et je rêvais d’un Noël sans stress, tout en bonheur et harmonie…
Voilà tout ce que je veux pour Noël !!

dimanche 14 décembre 2008

L’éducation sentimentale selon John Gray !

Jeudi soir, Dary, une amie m’a invitée à assister à la représentation d’une pièce de théâtre à la place des Arts : « Les hommes viennent de Mars et les femmes viennent de Vénus ». J’ai bien sûr accepté quand j’ai reconnu le titre du bouquin que j’avais lu il y a quelques années, livre psychologique qui tente d’expliquer les différences comportementales entre les hommes et les femmes, et ainsi le défi formidable que peut représenter la vie à deux.
J’étais curieuse de savoir ce que cela donnerait en pièce de théâtre, je me doutais bien que cela serait humoristique, et j’étais intriguée de voir la mise en scène d’un livre qui au départ n’était pas forcément très drôle.
C’est donc Pierre Gendron qui a adapté ici au Québec la pièce qui a déjà été reprise en Europe. Et le résultat est hilarant, avec de nombreux moments qui rappellent la vie à deux que l’on vit ou que l’on a pu connaître !!
Un excellent moment à passer en couples ou entre amis, même célibataires, cela pourrait être une bonne piqure de rappel quand aux volontés d’engagement !!! Profitez en, il n’y a qu’une vingtaine de représentations !

jeudi 11 décembre 2008

Des arbres de cristal

L’hiver et le manteau blanc jeté sur Montréal il y a deux jours ont donné à la ville cette beauté étincelante qui la caractérise par beau temps… Je commence mon troisième hiver, et je me suis habituée à ces paysages… Ce matin, pourtant, en sortant de chez moi, avec mes écouteurs sur les oreilles, j’avais fait une centaine de mètres, que je réalisais la magnificence du paysage qui m’entourait. Je remontais à l’appartement pour attraper mon gros appareil photo – je n’ai plus le petit. Je ne souhaitais pas passer à côté des souvenirs de la vue des arbres enveloppés dans une couche de glace, les branches étaient saisies dans des cristaux glacés, illuminés par les rayons du soleil. C’était tout simplement un nouveau spectacle absolument inoubliable !

mardi 9 décembre 2008

Christmas Carols

Les chants de Noël
Alors que la première grosse tempête de neige sévit sur Montréal actuellement et que la ville retrouve son manteau blanc – j’avais presque oublié l’hiver à Montréal !!!, Noël arrive à grands pas… Je ne suis pas encore dans l’esprit des fêtes, j’ai trop de travail et de choses à penser pour réaliser !
Pourtant, il y a 9 jours, j’ai eu l’occasion de m’y plonger dans l’ambiance, et de la plus jolie façon qu’il soit, dans une église, un dimanche après-midi…

Mario, un ami uruguayen, m’avait envoyé une invitation pour assister au concert de la chorale à laquelle il appartient : The McGill Choral Society, dans l’Église Saint Enfant Jésus. Il savait que je serais intéressée par le spectacle et voulait me proposer de rejoindre le groupe dès janvier prochain.
Pour l’instant, je ne sais pas si je souscrirai au chant en janvier, j’ai déjà le ski de prévu avec l’abonnement-soirée à Bromont, l’escalade le vendredi soir – je me suis laissée convaincre dans un moment de faiblesse lors du dernier 5 à 7, et je souhaite également reprendre mes cours d’espagnol…
Quoiqu’il en soit, cela me faisait plaisir d’aller applaudir Mario et d’écouter la messe en ut mineur de Mozart… tout un programme ! Pour la première partie, l’église prenait donc des airs d’opéra, avec Soprano, Tenor et tout et tout ! C’était très cérémonial… Dans un moment de faiblesse, j’ai fermé les yeux, et me suis laissée porter par la musique et les chants mélodieux, si bien que j’ai dodeliné de la tête subrepticement !
Bien sûr, avec Olivier, nous avons essayé pendant tout le concert de prendre des photos de notre ami, le problème était qu’il était placé derrière un grand bonhomme qui sera sur toutes nos photos !!

A la deuxième partie du spectacle, l’ambiance a pris une tournure bien plus festive : des petits livrets avaient été distribués à l’entrée et la chef d’orchestre entendait bien faire participer le public, donc nous !
A partir de ce moment-là, l’église est entrée en effervescence, la musique et les chants ont été à l’origine de beaucoup de sourires et de rires sur les visages des spectateurs. C’était un moment excellent, d’autant que chacun se laissait aller à chanter avec plus ou moins de succès ! « Joy to the world », « Douce nuit », « Les anges dans nos campagnes », et bien sûr « Deck the Hall » avec ses beaux effets de voix… Au sujet de ce dernier chant, la chef d’orchestre a été hilarante au lieu de séparer les voix par le traditionnel «les hommes, puis les femmes et enfin les hommes et les femmes ensemble », elle a demandé à organiser les refrains selon ceux qui étaient venus en voiture mais n’avaient pas encore installé leurs pneus d’hiver (une minorité), ceux qui étaient venus en voiture mais qui avaient déjà installé leurs pneus d’hiver (un peu plus nombreux) et ceux qui étaient venus à pied ou en transport en commun (manifestement une majorité)… bien sûr, la chanson a pris du coffre à chaque fois qu’un groupe s’ajoutait à l’autre ! C’était un moment tellement plaisant ! Je n’ai pas pu m’empêcher de rire aux larmes avec Olivier, et je pensais à cette publicité de l’humoriste Martin Matte, que je n’arrêtais pas d’imiter !
En conclusion, c’était une très bonne idée de passer un dimanche après-midi dans une église…

Ceci m’a convaincu de préparer mon sapin de Noël…. Considérant le facteur constant « chat », je ne me voyais pas reproduire le cirque de l’année dernière et recommencer à ramasser toutes les décorations de Noël en rentrant le soir du travail, après que Simo se soit acharné à décaniller toutes les boules et guirlandes… J’en ai retrouvé dans certains endroits jusqu’en mai !
J’optais alors sagement pour un tout petit arbre en plastique à placer sur la tablette de la cheminée, endroit où « mon fauve » ne va jamais, orné de quelques boules bon marché et de petits paquets cadeaux, le tout acheté pour la modique somme de 6.99$ ! J’étais entrain de préparer l’arbre que Simo était déjà à l’affût.., bien qu’un an ait passé, l’appel de Noël le rattrapait… Lui, semblait totalement dans l’esprit !! Et bien sûr, je n’avais pas quitté la salle depuis plus de deux minutes que j’entendis le bruit caractéristique du sapin qui est secoué et d’une boule qui tombe… Je me ruais dans le salon pour constater que le chat avait su trouver le chemin jusqu’à la tablette de la cheminée et l’arbre était déjà tombé!! Depuis mes décorations de Noël trônent à 1.90m de hauteur dans un petit coin de l’appartement ! De quoi oublier que la fête est dans 15 jours !

dimanche 7 décembre 2008

Un petit tour et puis s’en va !

Ce qu’il y a de dérangeant avec la visite, c’est qu’on éprouve autant de plaisir à la recevoir que de peine à la voir partir...
Andres était de passage à Montréal cette fin de semaine, en voyage d’affaires dans le New Jersey, il a pu faire un petit crochet par le Québec avant de repartir vers Bogota afin de voir ces amis, dont je suis contente de faire partie.
Quand il a quitté Montréal il y a 3 mois et demi, je ne pensais pas le revoir de sitôt ! Alors, quelle surprise et quelle chance de pouvoir profiter de quelques heures où nous avons retrouvé notre jolie complicité, et où j'ai pu le constater heureux dans son nouveau job et sa nouvelle vie... Moments chers et définitivement trop courts….

samedi 6 décembre 2008

Party time!

Cette année, je n’avais pas prévu grand chose pour mon anniversaire… Pour la première fois, j’allais me laisser porter par les flots et n’organiserai rien de spécial… De toutes façons, comme je l’ai dit précédemment, le jour-même, j’étais à Toronto à torturer des opérationnels pour comprendre leur organisation d’entreprise… Difficile pour moi de répondre à tous mes messages téléphoniques, mes courriels personnels et professionnels (vive, encore et toujours, l’annonce de ma fête au département) et les messages sur Facebook ! Et cette année, j’ai commencé à en recevoir dès 18h la veille, car avec les alarmes branchées en France pour minuit et le décalage horaire, les cartes postales électroniques étaient lancées. Ma mère qui a adoré le principe d’ailleurs, a réussi à m’en envoyer 8 ou 9 de différentes sortes !!!
Le défi pour Eric et France, mes collègues ce jour-là, était difficile pour me dérider un peu et réussir à me faire oublier que je n’avais pas envie d’être à Toronto. Mais, après le travail, nous sommes allés diner au Keg, non loin de notre superbe hôtel, le King Edward. Un petit aparté concernant les grands hôtels à Toronto, j’y ai toujours des problèmes avec le bruit des ventilations, c’était pareil au Royal Fairmount… Impossible de dormir avec le bruit de la ventilation mécanique contrôlée… Du coup, après une mauvaise nuit, je demande à changer, j’ai préparé mon sac, ils n’ont qu’à le bouger dans une chambre où ce bruit constant sera atténué… Avant d’aller au restaurant, ce soir-là, je prends les clés de ma nouvelle chambre et je ne suis pas restée 15 secondes dedans que j’entends à nouveau le bruit… Je redescends, je commence à être impatiente, et je demande à nouveau une autre chambre… L’hôte n’est pas très agréable et me dit que j’aurais dû le dire le matin même… Je commence à m’énerver et à lui demander s’il plaisante… Et puis je lui dis qu’à payer une chambre à 200$ la nuit, j’aimerais autant pouvoir y « dormir » dedans…Et là, il a le culot de me dire que certaines personnes paient 500$ !!! Bip, mauvaise réponse, je lui rétorque que ce n’est pas de ma faute si ces mêmes personnes sont idiotes !! Conclusion de l’histoire, je serai surclassée dans une suite au 16ème étage de l’hôtel, et j’achèterai des bouchons pour les oreilles !! J’avais pris des photos, mais depuis j’ai perdu mon petit appareil photo dans un taxi…
Donc, pour revenir au Keg, nous avons passé une très bonne soirée avec mes collègues et nous avons bien ri… j’avais oublié ce plaisir que l’on peut éprouver dans mon métier lorsque nous partons en déplacement… Cela faisait un petit moment !

Le lendemain, je prenais l’avion à midi de l’aéroport du centre ville de Toronto, comme deux jours avant pour venir, j’utilisais la compagnie aérienne Porter. C’est magique, très rapide pour l’enregistrement, et l’atterrissage, pas besoin des 40 minutes de taxi pour arriver au centre ville, et puis en prime un atterrissage avec une vue absolument magnifique sur Toronto de nuit, rien que pour cela, ça vaut la peine d’essayer ! Pourquoi un vol d’après-midi ? Je devais être en ville en fin de journée… J’avais proposé à mes amis de me rejoindre dans un 5 à 7 organisé par une association avec laquelle je fais du sport…Ce serait l’occasion de boire un verre pour mon anniversaire… Cela faisait un mois et demi que je planifiais d’y assister, d’autant que cela prenait place aux « 2 Pierrots » ! Nous nous sommes donc retrouvés à une bonne quinzaine là-bas, beaucoup de l’équipe de bateau-dragon, mais également pleins d’autres, tous d’horizons différents, rencontrés aux grés de mes aventures à Montréal. Et du plaisir, j’en ai eu également là-aussi ! Daniel, qui fait partie de l’organisation, m’a fait la surprise de me faire appeler sur scène par Dany Pouliot, le chansonnier, qui a chanté la chanson traditionnelle de fête, ici, et celle encore plus connue du « Lève ton verre »… « Au frontibus, au mentibus, au sexibus, et glou et glou et glou… ! ». Le reste vous connaissez ! Mais en prime, j’ai eu la chance de me voir offrir par les organisateurs de la soirée deux tickets pour aller skier à Sutton cet hiver, elle est pas belle la vie ??? En prime, le photographe de la soirée m’a envoyé ses clichés ! Après le 5 à 7, nous avons fini à 8 dans le restaurant Bejing dans le quartier chinois, à rire, et à blaguer !

Et le lendemain, - encore !!-, j’avais prévu de sortir avec quelques amis sur le Plateau, nous avons mangé dans un restaurant italien sur Duluth avec Geneviève, Antoine, Othmane, et Alexandra… pour finir dans un club de danses latines, le Cactus, où nous avons tenté de nous écraser les pieds… Othmane et Antoine me rappelaient la leçon de merengue que j’avais fait lors de notre retraite du travail– ceci est une autre histoire que je n’ai pas eu le temps de raconter encore…

Et cela continue, en cette fin d’année, les fêtes, les fêtes ! Elle ne sait plus où donner de la tête la Fred ! It’s Party Time !

mercredi 3 décembre 2008

What happens in Vegas stays in Vegas – Dernière étape

Ce qui se passe à Vegas, reste à Vegas…
Voilà, les derniers instants de ces superbes vacances… Après avoir plié le camp et les tentes, là aussi, en un temps record –Yeahyeah, je suis une campeuse, je suis une campeuse euh… hum, euh pardon… Donc après avoir rassemblé toutes nos affaires, nous redescendons la rivière en kayak jusqu’à la marina… C’est marrant comment dans le sens du courant les 11 kilomètres se font beaucoup mieux !! Nous rechargeons le minibus et la remorque… Bruno nous met la pression car il a un spectacle le soir à Vegas, et si jamais les rangers ne nous laissent pas passer au contrôle de l’Hoover Dam (le barrage du lac Mead) pour n’importe quelle raison, nous aurons un tour de plus de 3 heures à faire pour atteindre l’autre passage vers Vegas au lieu des 45 minutes qui nous séparent de Sin City (la ville des péchés)…

J’avoue, j’ai hâte de retrouver la civilisation et un minimum de confort, cela me fait bizarre de voir ma tête dans le miroir des toilettes, cela faisait cinq jours que je ne m’étais pas vue…. Luc nous a préparé une soupe pour le lunch, mais je délaisserai mon thermos ce midi-là pour manger n’importe quel petit sandwich du magasin de la marina de Willow Beach, je n’en peux plus des soupes de pates au thon !! ;-) Il est temps qu’elle rentre la Fred !
Derniers souvenirs, dernières photos du groupe, nous savons que nous allons bientôt tous nous quitter, une fois arrivés à Las Vegas. Certains, comme moi, rentrent le lendemain matin à Montréal, d’autres ont décidé de rester un peu plus. Grâce à mon super guide Lonely Planet qui nous a décidément bien accompagnés pendant notre périple, j’ai déjà une idée de ce que je veux absolument voir à Vegas… Et le fait que Bruno aille voir le Cirque du Soleil me convainc, j’essaierai également d’aller voir le spectacle, sans grand espoir toutefois, car je n’avais aucune réservation… Et je revoyais encore Mario et Dany, amis et collègues de Montréal, me dire « Tu vas à Vegas, il faut absolument voir un spectacle… » ! Pourquoi ne les avais-je pas écoutés ???

Donc arrivés à l’hôtel, nous nous disons au revoir, mais nous savons que nous nous verrons très vite pour la revue des photos. Et je pars avec Bruno dans l’espoir d’avoir un ticket pour le spectacle « O » du Cirque du Soleil au Bellagio…. Et je vais l’avoir !! Yeaheah !! J’obtiendrai un siège isolé, mais je suis chanceuse, je suis extrêmement bien placée… Quand le placier attrape mon billet pour m’orienter il me dit « Can I see your ticket Ma’am ? Ohhhh, you are in the show!!” (Montrez-moi votre place, oh vous êtes dans le spectacle!!). En effet, je suis au siège A001, si bien que quand je tends le bras, je touche la scène, et mon billet porte la mention « Wet Seat » (siège mouillé), car durant le spectacle, je peux être arrosée avec la piscine juste à côté… La salle de spectacle est très belle, et le show, fidèle à tous ceux du Cirque du Soleil, est à couper le souffle. Je suis ébahie par le travail de coordination et de mise en scène du spectacle qui doit, outre le sol et les airs, prendre en compte la gestion du spectacle nautique… Le tout est savamment organisé, et ma place me permet de voir des détails minuscules qu’on ne remarque pas quand on est plus loin, comme les expressions des visages des artistes. C’est magique, j’en prends plein les yeux, il y a des moments, je ne sais plus où regarder tellement il y a de mouvements sur la scène !

Après cela Las Vegas… Le moment que je préfèrerai hormis « O » sera la chorégraphie des fontaines devant le Bellagio… Par deux fois, nous regarderons la danse des jets d’eau au rythme de la musique, une fois sur « Con te partiro » d’Andrea Bocelli et la seconde fois sur « One » de Chorus Line, deux petits moments bien agréables. (Je chargerai bientôt les vidéos sur Youtube)

Mais une fois que j’ai descendu un peu la Strip (Las Vegas Boulevard), j’ai compris très vite le principe : des hôtels qui représentent des villes du monde avec un casino à l’intérieur et des attractions pour que le touriste captif consomme ses dollars… J’assouvirai très vite mon urgente envie de faire les boutiques. Bien sûr, le Bellagio et le Caesar Palace sont impressionnants et majestueux, à chaque détour, j’ai le sentiment de me retrouver dans un film, « Ocean’s Eleven » ou « Casino »… mais je ne suis pas émue par les reproductions de Venise, New York, ou Paris, à mon sens, je préfère aller les visiter, même si la vue de la Tour Eiffel et l’Arc de Triomphe m’emplit de bonheur – mais c’est plutôt une preuve de chauvinisme aigue de ma part : « Everything’s sexier in Paris (Tout est plus sexy à Paris) ».
Je perdrai quelques dollars dans un bandit manchot, le temps de réaliser que je n’aime pas vraiment les salles de casinos, je trouve cela glauque, fermé, et cela sent la fumée…

En fait, je suis en décalage à Las Vegas, je sors de 15 jours de vacances magnifiques en pleine nature et me retrouver au milieu de cette foule, de tout cet univers fictif, me donne la nausée… Très vite, je sais que je ne passerai pas la nuit blanche que j’avais prévue : il fait trop froid pour faire un tour de grand huit, l’aquarium géant est fermé à 11h, et la stratosphère également… J’en arrive à la conclusion que la ville est idéale pour venir entre copines et passer 2 ou 3 jours dans un superbe hôtel à boire des cocktails et être ivre toute la journée pour se retrouver le soir dans des clubs très tendance… C’est avec Zaff, c’est sûr que je m’éclaterais ici ! Dans cette perspective seulement, j’y retournerais !!

Alors que s’est-il passé à Vegas qui ne devrait pas revenir à Montréal ? Rien, absolument rien… Cette phrase me plaisait et je trouvais que c’était un bon moyen d’attirer votre attention. Et j'avais envie de faire un clin d'oeil au film avec Cameron Diaz, un bon film de filles que j'ai bien aimé... C’est la fin des vacances !!!

dimanche 30 novembre 2008

Etape 6 : La marina de Willow Beach, 5 jours sur le Colorado

Lien vers l'itinéraire, cliquez ici.
Après la nuit à Kingman, nous avons une heure de minibus pour rejoindre la marina de Willow Beach qui se trouve sur le Lac Mohave à environ 35 miles de Las Vegas… Nous allons partir pour 5 jours, du dimanche matin au vendredi suivant, sur les rives du Colorado, sur la partie de la rivière qui se situe entre le Lac Mohave, en aval, et le Lac Mead, en amont.
Nous laissons le minibus au stationnement et allons rejoindre notre campement en kayak, à onze kilomètres de là, en amont, pendant que Luc apportera nos vivres avec le Maori.

Notre première tâche est donc de charger nos kayaks avec nos effets personnels, nos tentes, matelas et sac de couchage, de quoi alourdir l’embarcation !! Même si j’étais déjà partie légère de Montréal, je trouve le moyen d’épurer encore le nombre de mes vêtements, et je prends 3 t-shirts, 2 shorts, et un pantalon, ainsi que ma polaire… et me dis que je laverais régulièrement dans la rivière… Tant qu’à vivre l’aventure, autant la vivre pleinement !! J’ai gardé un peu de place – tout de même ;-) - dans le caisson étanche de mon kayak pour quelques bières et bouteilles de vin que nous partagerons dans la semaine, comme tous les autres – je tenais à le préciser. J’utilise un grand sac étanche de 55 litres pour protéger mes affaires, spécialement le sac de couchage, le reste, si cela se mouille, ce n’est pas bien grave… euh, excepté mon appareil photo !! C’est tout un exercice de placer tout ceci sur un petit kayak, même si je ne soupçonnais pas que le coffres étanches de l’embarcation puisse contenir autant d’affaires !! Le plus important sur le kayak est de ne pas perdre l’équilibre, il est donc crucial de bien balancer le poids, car on est si près de l’eau que ce serait dommage de couler avec tous les bagages dessus ! Finalement, mon Onc’ Denis m’aidera beaucoup pour placer la tente et équilibrer le tout…

Et nous voilà partis, pour 11 kilomètres…. Et mon Dieu que c’est long !! C’est surtout que les 11 kilomètres sont à contre-courant, cette partie du Colorado n’est pas très mouvante – rien à voir avec celle du Grand Canyon ! – toutefois, quand on n’a pas l’habitude, c’est toute une expédition ! Mais bon, petit à petit, nous tombons les miles…. Nous nous arrêtons sur une jolie plage pour prendre un lunch bien mérité, Luc a eu le temps de préparer une bonne soupe et m’asseoir sur le sable fin avec une assiette chaude sur le bord du Colorado, dans ce décor majestueux, a quelque chose de luxueux !! J’adore !
Ce jour-là, le dimanche, en montant la rivière, nous croisons des dizaines et dizaines d’embarcations qui redescendent… C’est la fin du week-end et les gens rentrent chez eux après avoir utilisé « notre » campement… Canots, kayaks et assez bizarrement un surf ! Et oui, de loin, j’ai cru avoir la vision d’un homme qui marchait sur l’eau…Pendant un moment, j’ai vraiment eu du mal à y croire, observant de façon incrédule ce qui m’arrivait… Et il s’agissait, en fait, d’un monsieur qui descendait la rivière debout sur une planche à l’aide d’une longue rame… Hallucinant ! Nous l’avons croisé 2 fois lors de notre séjour… Et il n’allait pas être la seule surprise de notre aventure.

Le paysage… magnifique, bien sûr ! J’aurais pu passer des heures à observer les oiseaux sur la rivière, je trouvais des hérons à chaque méandre… Et à un moment, je me suis cru dans un reportage du « National Geographic » qui m’a laissé sans voix : un héron qui se trouvait dans l’eau à environ 11h de mon kayak (à l’avant gauche à 15 mètres) a décollé en frôlant l’eau et faisant un arc de cercle autour de moi, je me suis retournée pour le suivre du regard, au risque de compromettre mon équilibre et il s’est définitivement envolé quand il était à 4h (arrière droite de mon kayak)… Ouah !

Nous arriverons au camp vers 4h cet après-midi là… Luc et Etienne ont déjà installé leurs tentes et notre coin cuisine… Nous montons les kayaks sur la rive et comme tout le monde, je cherche un emplacement pour m’installer… J’avoue que je recherche un coin reculé, non pas que je n’apprécie pas mes compagnons, mais juste parce que j’ai envie de profiter du calme de la nature… Et là, je trouve un emplacement idéal, une petite étendue de sable cachée derrière des buissons épineux, que l’on n’aperçoit pas du chemin, au pied d’une belle falaise, la place la plus éloignée de notre cuisine, mais certainement la plus tranquille... Mes seules petites voisines sont des espèces de petites bécasses qui semblent rire avec leurs petits cris et qui passent leur temps à se courir après. En voyant mon coin, Lucie dira que ce n’est plus une tente que j’ai mais un penthouse ! En 10 minutes, je monte toute seule ma tente… Je suis tellement fière de moi que je cours voir Nicole pour lui dire et là elle me rétorque en riant: «Awoye, tu vas voir, on va faire une vraie campeuse de toi ! »…

Et puis la vie s’organise tranquillement sur notre campement, les emplacements de feux nous montrent qu’il y a eu foule lors du week-end, mais nous sommes seuls sur place maintenant. Luc nous donne quelques consignes pour respecter l’environnement, des choses simples auxquelles il faut penser quand on passe plusieurs jours dans la nature comme cela : comment gère-t-on nos déchets, nos besoins, la vaisselle, la purification de l’eau de la rivière pour que nous puissions boire ? Tous ces petits trucs qui feront de moi une vraie campeuse écologique à partir de maintenant !
Mais je dois avouer, mon côté écologique partait mal… Le premier soir, après le repas, la nuit déjà tombée, nous nous sommes préparés un thé histoire de poursuivre la soirée et de ne pas aller nous coucher à 7h30… J’avais les mains pleines, et, assise sur une pierre, j’ai donc posé ma tasse d’eau chaude au sol, le temps que je finisse mon dessert, des poires caramélisées au chocolat absolument délicieuses ! Au moment où j’ai attrapé ma tasse pour savourer mon thé, j’ai eu la bonne idée de regarder dans la tasse aidée de ma lampe frontale, et là j’ai hurlé : un petit crapaud avait eu l’intention saugrenue de sauter dedans et flotté mort les pates avant et arrière écartées, le pauvre ayant fini ébouillanté… Ceci m’a passé toute envie de boire un thé pour la soirée !

Le joyau du campement, c’est que, outre un emplacement magnifique sur le bord du Colorado, se trouvent à 150 mètres de là, dans un canyon charmant une source d’eau chaude où des piscines écologiques ont été aménagées… Je ne vais pas les découvrir le soir même de notre arrivée, mais je peux vous assurer que nous allons en profiter dans les jours suivants !! C’est le rendez-vous assuré à chacun de nos retours de nos activités de la journée ! Nous allons même déguster une fondue au chocolat un soir aux thermes. L’une des « baignoires » permet même de faire sa toilette, avec un savon écologique bien sûr… Donc, il n’est pas nécessaire de se jeter dans l’eau, très froide du Colorado… Je le ferai un après-midi, juste par envie, l’eau était trop belle, je n’ai pas résisté… j’en suis vite ressortie, complètement gelée… Dany, Serge, et Bruno m’ont suivi mais sont également vite remontés sur la rive !

Nous passerons donc la semaine à faire du kayak ou du maori pour rejoindre des canyons dans lesquels nous escaladerons et marcherons afin d’aller à la recherche d’autres sources d’eaux chaudes et les piscines… Ces marches sont parfois très sportives. Toutefois, c’est tellement agréable de marcher dans l’eau et de ne pas avoir froid, il arrive même qu’elle soit un peu trop chaude. Une journée, nous montons jusqu’à l’Hoover Dam en kayak, le barrage du Lac Mead, à neuf kilomètres de notre camp, un nouveau pont est en construction pour permettre d’alléger la circulation sur le barrage qui mène à Las Vegas. Pas facile de remonter certains rapides, même s’ils ne sont pas impressionnants, le courant est très fort… Et nous montons en pensant au moment où nous redescendrons jusqu’au camp… Hélas pour nous, le vent se lève ce jour-là et nous nous retrouvons à lutter contre sur le chemin du retour, à un moment donné, j’ai pris une vague dans mon kayak et j’ai bien eu peur !

Et la vie suit son cours sur place, je m’émerveille de visiter les canyons et de toucher leur pierres si douces, polies par les crues… Un matin, en me promenant, je me dis « Je suis si petite et le monde est tellement grand !! ».
A la fin, j’en avais assez du kayak, j’ai réalisé que ce n’était pas forcément mon sport favori et je me suis trouvée une jolie plage tranquille où j’allais me relaxer, Bruno se proposant pour m’accompagner à chaque fois.

Le groupe est fantastique et il y a une excellente ambiance entre nous, et suite à nos aventures, nous nous appelons les « Joyeux Naufragés » (le générique montre à quel point c’était kitsh), en souvenir d’une vieille série que mes compagnons semblent bien connaître… Pour l’occasion, ils essaient de me faire porter le rôle de Ginger, la starlette, mais je leur dis que cela ne me ressemble pas, et là, ils me demandent de faire un effort, qu’il s’agit d’un rôle de composition et que c’est en rapport avec mon âge… Mouais ! Remarquez, Etienne devient Gilligan, l’idiot, alors je préfère certainement être Ginger ! ;-)
Le soir, nous rions, nous chantons, surtout avec Colette et Serge, - Lucie m'appelle leur "Grégory Charles"- et nous détendons, je reprends deux ou trois fois la lecture pour Luc, Etienne et quelques autres qui aiment m’entendre lire…. Tout tranquille quoi, excepté qu’un soir, nous avons une visite surprise, comme dans les « Joyeux Naufragés »… Revenant à la nuit noire de la rivière pour être allée laver son assiette, Sylvie, assez surprise, nous dit qu’il y a un gars accosté avec un canot qui demande si on peut l’aider à sortir son bateau de l’eau. Bien sûr nous sommes tous intrigués car nous nous demandons comment il a pu remonter le courant en pleine nuit et quand nous voyons arriver le gars, la vision est totalement ahurissante : c’est un vagabond des mers en speedo (slip de bain) et veste de flottaison, très maigre, les cheveux blancs, les yeux bleu, le contenu de son canot : des sacs en plastique ! Il nous raconte plein d’histoires, il sent la bière également et fume comme un pompier !! Mais alors ! Qu’il est drôle, il tombera saoul endormi dans son canot et le lendemain matin prendra un café avec nous avant de repartir… Il dit s’appeler Bryan McHopper, être ancien acteur, faire actuellement un reportage… Il nous fera d’ailleurs une séance de mini-reportage en nous filmant avec sa caméra, il est vraiment hilarant ! Il nous avait dit qu’on le trouverait sur internet en le cherchant et j’ai été déçue de ne pas le voir sur le web ! Mais en voici une rencontre étonnante !
Par ailleurs, lors de notre dernière soirée, notre camp sera envahi par une quinzaine d’adolescents accompagnés de quatre adultes, j’ai craint pour mon penthouse, mais finalement aucun n’a certainement eu l’autorisation d’aller trop loin dans l’endroit !! C’est PARFAIT ! Toutefois, nous avons perdu notre intimité, nous faisons un feu de camps le soir sous les étoiles savourant nos derniers instants en pleine nature ! Mais il est temps de rentrer, les vacances et l’aventure touchent à leur fin.

mardi 25 novembre 2008

Jour de neige

Il est 20h14 à l’horloge de mon ordinateur, je vais devoir attendre 1 heure et 11 minutes avant de m’envoler ce soir pour Toronto… J’ai beau m’y prendre au dernier moment, je passe de plus en plus vite tous les obstacles des aéroports : enregistrement électronique, sécurité bien préparée, ordi sorti, liquides et crèmes dans une pochette, prête à dégainer mes bottes de sept lieues si besoin… Ce soir, j’ai commencé à préparer mes affaires pour partir à 18h45 chez moi, et là j’attends et toujours j’attends… Je deviens de plus en plus efficace, et bientôt, je sais ce qui va se passer : je vais raccourcir de plus en plus mon temps pour me rendre à l’aéroport jusqu’à ce que je manque un vol – ce ne serait pas la première fois… Mais comme dit ma Tante Lucie : « Ce n’est pas en restant assise sur mon sofa que tout cela m’arriverait » ! ;-)… Enfin bon, pour l’instant, j’attends…
En marchant dans l’aéroport, tout à l’heure, je réalisais qu’il y a un mois jour pour jour, je m’envolais pour Denver, afin de passer ces jolies vacances dont je n’ai pas encore terminé le récit… Cela me rappelle que je n’ai pas raconté la dernière journée de mes vacances de juillet au Mexique non plus, qui fut tellement exceptionnelle que ce serait dommage d’y passer dessus…. Je garde cela pour les longues soirées d’hiver, au creux de ma –fausse- cheminée !! Parce que voilà, l’hiver est ici, ici, enfin à Montréal… La neige nous était promise depuis plus d’une semaine, et elle est tombée la nuit dernière… laissant un manteau blanc plutôt humide et désagréable ce matin… En effet, cela avait déjà commencé à fondre et la sloche avait envahi les trottoirs… Beurk ! Rien à voir avec le « scrountch scrountch » habituel du bruit des bottes !!
Et puis là surprise, j’ai appris qu’il a neigé sur Toulouse et Nice la même nuit, et qu’il y a déjà 155 cm de neige en haut des sommets des Pyrénées… ! Ouah ! Ma chère Mamie Claire me l’a dit au téléphone ce matin… Je l’ai appelé pour lui souhaiter une belle journée d’anniversaire, comme chaque année, la veille du mien…
Mais alors, je vous imagine déjà interloqués et vous demandant : « Que fait-elle dans un aéroport pour Toronto quand elle pourrait rester sur Montréal et passer la journée de demain à travailler de son bureau tout en répondant gentiment à tous ceux qui lui laisseront un message pour sa fête??? » Mais c’est parce qu’elle est INDISPENSABLE la Fred et que son client n’aurait certainement pas survécu sans elle… Pfffff ! ;-) Non sans blague, je serai de retour jeudi à Montréal pour dignement fêter ça et dans un mois avec ma famille !
Il est 20h39, je ne sais plus quoi raconter de niaiseux, alors je vais m’arrêter là et attendre… espérant que France et Eric arrivent très très vite…
Merci spécial à Alex pour la photo - suis perdue, moi, sans ma caméra!

dimanche 23 novembre 2008

Etape 5 : Antelope Canyon avant d’atteindre Kingman

Lien vers l'itinéraire, cliquez ici.
Une nuit à l’hôtel, un confort indécent dans un voyage d’aventure, mais nous l’avons apprécié ! Toutefois, les petits-déjeuners dans les établissements choisis sont toujours sommaires et je préfère de loin ceux que nous préparons lorsque nous campons.
Au programme ce matin-là, avant une nouvelle journée de route, la visite d’Antelope Canyon, recommandée par le Lonely Planet, suivie de celle du barrage de Glen Canyon (Glen Canyon Dam), origine du lac Powell à Page – Arizona.
La veille au restaurant, nous avons trouvé les prospectus de l’agence navajo « Antelope Canyon Tours » qui se situe exactement à côté du Dam Bar & Grill et convenu que nous ferons le tour de 8h30, car il faut absolument s’inscrire à une visite guidée !

A l’heure au rendez-vous, nous rencontrons des touristes français, ce que ne cessent de me faire remarquer mes compagnons de voyage… Ils sont parisiens en plus !! J’en prends pour mon grade ! Notre guide se présente à nous, il s’appelle Mike et est navajo, il nous fait grimper dans un camion à bâche et nous voilà partis… L’expédition a un certain côté anti-sécuritaire qui me rappelle un peu la République Dominicaine, nous avons 20 minutes de voiture pour nous rendre aux canyons, nous apercevons des montgolfières partout dans le ciel - un peu irréaliste - et la conduite de Mike, plutôt sportive, n’épargne pas mes cervicales, il n’essaie pas d’éviter les bosses sur la route, et les suspensions du camion sont pourries… Pour ne pas aider, Nicole et moi exagérons chaque mouvement en sautant comme des folles sur les fauteuils et en hurlant… Bon ok, ça défoule !!
Une fois que nous quittons la route goudronnée, nous prenons un chemin de sable dans lequel le camion 4x4 peine parfois… Et nous arrivons…

Antelope Canyon, la partie supérieure du canyon, se présente devant nous : un couloir étroit et profond qui nous entraîne dans ses courbes de part et d’autres des rochers polis par les « flash floods » (les crues subites), et ses surprenants jeux d’ombres et de lumières… La ballade dure une quarantaine de minutes, Mike nous raconte des anecdotes intéressantes et nous indique les meilleurs endroits pour prendre de belles photos. Il n’hésite d’ailleurs pas à saisir nos caméras pour les faire lui-même, à la fin, je lui laisse carrément mon appareil, qu’il avoue préférer aux autres ! Je suis chanceuse, j’ai mon photographe personnel, ce qui m’assurera de superbes clichés, mais également la jalousie non-dissimulée de mes camarades !! ;-)

Encore une des merveilles du monde visitée, outre le plaisir des yeux, je me régale à toucher les murs tellement ils sont doux, mais cette beauté peut se révéler très cruelle. Comme je l’ai dit plus haut, ces canyons deviennent meurtriers lorsque les pluies se transforment en crues sur ces terres imperméables qui ne peuvent pas absorber les eaux soudaines des orages, emportant avec tous les sédiments et le sable, les randonneurs imprudents qui se seraient aventurés par-là malgré les alertes. J’ai trouvé l’histoire -en anglais- de la crue de 1997 qui a tristement rendu célèbre la partie inférieure de ces canyons, faisant 11 victimes.

J’ai du mal à imaginer comment cet endroit qui est aussi paisible peut se transformer ainsi, d’autant que, quand nous sortons, nous sommes accompagnés par la musique mélodieuse d’une flûte… Nous plaisantons avec Mike, je lui dis que c’est le son du vent qui se faufile dans les rochers, il me répond qu’il s’agit en fait d’une vielle légende indienne… En définitive, il s’agira d’une guide navajo qui se prête à un joli exercice !
Nous retournons au camion, et rentrons… Nicole et moi continuons de faire les idiotes – je vais le regretter, et les montgolfières sont toutes maintenant à terre partout éparpillées dans une cercle de 10 kilomètres !

Nous reprenons notre minibus et partons sur le barrage de Glen Canyon, vraiment impressionnant. Là encore, à l’observatoire du barrage, nous croisons de nombreux français et ce sera également le cas au Mac Do de Flagstaff (bon ok, j’avais envie d’un Big Mac !!) plus tard dans la journée, je suis contente et même assez fière, cela signifie que les français voyagent et s’intéressent à d’autres choses !! Les mesures de sécurité sont très strictes, depuis le 11 septembre 2001, pour rentrer dans l’établissement !
Je regarde du côté descendant du barrage, le lit de la rivière Colorado qui retrouve son cours normal, et je me mets à rêver de le descendre, un jour, sûrement !!

Et voilà, nous reprenons la route, direction Kingman, dans l’ouest de l’Arizona… nous allons passer à Flagstaff, où assez bizarrement, sur une cinquantaine de kilomètre la région désertique se transforme en zone montagneuse et de forêts de pins, conséquence certainement de la zone volcanique. Les heures en minibus sont longues et je commence à m’ennuyer, d’autant que j’ai très mal aux cervicales… Après avoir charrié Etienne sur ses chaussettes radioactives – je l’ai tellement taquiné à ce sujet, qu’il a jeté les 5 paires de chaussettes en question !, chanté le maximum des chansons de mon lecteur MP3, dansé de la musique country dans les toilettes rien que pour Nicole… (hum !), je suis comme une enfant de 4 ans qu’il faut occuper, et alors, je lis tout le chapitre de l’histoire des Etats-Unis dans mon guide, à voix haute pour mes camarade de l’arrière du minibus… Nous créons ainsi une sorte de club de lecture où chacun réagit et fait les rapprochements avec le voyage que nous vivons actuellement ! J’ai beaucoup aimé ces moments… Nous ne passons pas très loin de la fameuse Route 66….

Et nous arrivons à Kingman le soir… un autre hôtel, ouhouh !, c’est refête ! Ma chambre est horrible, ou plutôt ma salle de bain, mais j’ai déjà vidé mon sac lorsque je le réalise et n’ai pas envie de tout rempaqueter ! Le seul véritable attrait du lieu est son jacuzzi dans lequel je vais me jeter avec Nicole, Danny et Bruno ! Bains chauds et bains froids successifs, nous y restons tellement longtemps que je crains d’avoir les doigts palmés à la sortie. Toutefois, cela fait du bien, notamment pour mes cervicales qui auront bien méritées de bons traitements ce soir-là!! Vive les vacances !